Histoire du football
à Saint-Aubin de Baubigné
Ce fut en 1936 que de jeunes saint-aubinais constituèrent une équipe de football.
Les joueurs, qui, pour certains participaient à la préparation militaire, étaient motivés par le sport et obtinrent l’autorisation de Bernard de Chabot d’utiliser comme terrain, une prairie située entre l’étang du château de Boissière et la Maisonnette des Forges.
Puis, pour se rapprocher du bourg, un nouveau terrain leur fut mis à disposition près de l’étang de Bouard par Gérard Hay.
A l'époque, le seul ballon était souvent crevé, les terrains étant souvent entourés de grosses haies ; les déplacements s’effectuaient pour la plupart à bicyclette et parfois en car appartenant au père Recotillon.
La mobilisation de 1939 mit un terme à cette première période de football à Saint-Aubin.

L'équipe de Saint-Aubin en 1935
Debout de gauche à droite : Gibert Baron, Alphonse Poidevineau, Gervais Martin, Paul Bondu, André Poidevineau, Maurice Sorin, Robert Gouband.
Accroupis : Alexis Aumont, Joseph Vigneau, Paul Bioret.
Pendant l’occupation, une équipe composée d’anciens joueurs et de réfugiés fut constituée et nommée L’union Sportive Saint-Aubinaise. Fait improbable, l’équipe du Racing Club de France vint se ravitailler (jambon, beurre…) à St Aubin avec la présence de deux internationaux : Dupuis et Grizetti. Certains logèrent avec leur femme à l’hôtel Onillon et donnèrent quelques séances d’entraînement sur le terrain de Bouard.
Cet événement relança l’équipe; malheureusement, cela fut de courte durée : des paroissiens n’acceptaient pas l’emprise de M. Debelloir sur les jeunes car il n’était pas pratiquant. Ils décidèrent alors de former une autre équipe. Les joueurs étaient pris ente deux feux. Finalement après des concessions de part et d’autre, la situation redevint normale.
Puis arriva en 1944, le débarquement des alliés. Certains joueurs influencés par Mr Dubelloir allèrent combattre la poche allemande de La Rochelle dont ne revint pas Joseph Martin. Le football fut mis entre parenthèses jusqu’à l’armistice.
Le « vieux terrain » actuel fut mis en place dans le champ de la cure, mais il fut d’abord installé dans le sens Nord-Sud (sur la photo de 1945, on devine une maison qui est celle de la famille Bienaimé et dont le propriétaire actuel est Clément Loiseau). Puis il fut positionné au sud de la rue du stade avec la construction de 6 maisons.
A partir de 1960, les championnats départementaux et la Coupe s'organisaient ainsi que la Coupe des patros, l'équipe participant à ces épreuves ainsi qu'au concours du jeune footballeur où Roger Claudeau termina premier du département.
L'équipe sous la direction d’André et Raymond Michel faisaient toujours partie du cercle catholique sportif. Une fois dissous, le Cercle laissa place à l'association familiale organisme non confessionnel. Le club prit alors le nom d'Elan sportif sous la direction d'André Poidevineau. Fait rare à cette époque, 2 voyages à Paris furent organisés pour assister à la finale de la Coupe de France au stade de Colombes !
Peu à peu l'équipe progressa et accéda à la 2e division départementale où elle se distingua en 1978 allant jusqu'en finale de la Coupe des Deux-Sèvres où elle fut battue par Mauléon à Bressuire devant 1200 spectateurs.








